J'ai testé pour vous : le Wwoofing en Irlande
2018-11-15
A l’automne 2017, Benoît, notre volontaire chargé d'animation web ici au REFEDD, a réalisé un roadtrip en République d’Irlande en levant le pouce. Cette aventure a été parsemée de volontariat en Wwoofing. Il vous raconte tout ça et vous donne des astuces pour faire de vous le.la meilleur.e woofeur.euse !
Mais tout d’abord, le wwoofing, késako ?
Tiré de l’anglais, le Word-Wide Opportunities on Organic Farms est un réseau mondial dont les premiers essais remontent aux années 70 près de Londres. La volonté de base était que les citadin.e.s aient accès « facilement » à des travaux itinérants dans des fermes. Au fil des décennies, le mouvement s’est extrêmement développé passant de simples week-ends de travail ressourçant à un véritable mode de vie pour certains. Aujourd’hui on compte plus d’une centaine de pays engagés à travers le monde, représentant plusieurs milliers d’hôtes prêts à échanger. L’avantage de ce procédé, c’est qu’il n’y a pas forcément besoin d’être un.e expert.e en agriculture biologique pour pouvoir y prétendre (sauf rares cas qui spécifient dans l’annonce des compétences particulières). Le principe est simple, travailler dans une ferme pendant plusieurs semaines, généralement 4 ou 5 heures par jour (sauf week-ends) et d’être nourri.e/logé.e/blanchi.e en échange. Les modalités de temps de travail et autres détails sont à définir au préalable entre l’hôte et le «wwoofer». Les domaines sont extrêmement vastes allant de l’apiculture, des chantiers éco-construction en passant par du maraichage classique ou la création de fromages. Le maître-mot c’est le partage. D’autant plus lorsqu’on se lance comme je l’ai fait, à l’étranger. Débarquer dans un nouveau pays avec un anglais approximatif et aucunes notions agricoles, c’était un pari assez risqué…
«living, learning, sharing organic lifestyles» (Vivre, apprendre et partager un mode de vie écologique)
Se découvrir soi
Je tiens tout d’abord à préciser que mon expérience n’est pas représentative pour vous dresser un portrait totalement partial de ce qu’est le wwoofing, ce ne sont qu’au mieux les grandes lignes. Chaque expérience est différente, suivant la sensibilité et les attentes de chacun.
Instant émotion (et contre-jour) aux très connues “cliffs of Moher” sur la côte du comté de Clare
Mon grand ami Tika le labrador, et moi en plein chantier.
Encore un autre super copain dans une auberge de jeunesse (vous noterez la polaire de bon goût)
- Suivant les destinations prisées mais en général vu la popularité du Wwoofing depuis quelques années, penser à s’y prendre à l’avance pour « réserver » vos dates chez un.e hôte. Et quand je dis à l’avance, j’entends 6 mois à l’avance voir parfois plus pour les adresses très réputées… Et oui, côté impro on repassera mais le concept étant victime de son succès, il faut bien gérer l’organisation si l’on veut espérer une expérience de qualité. Enfin, les hôtes ne sont pas des machines, ils.elles ont aussi le droit à des périodes de « pause ». A bon entendeur !
- Suivant les missions où vous postulez, penser à vous renseigner sur les conditions météorologiques avant d’effectuer vos cherches. J’entends par là, que l’hiver est généralement assez peu actif dans l’agriculture (c’est la raison pour laquelle j’ai eu du mal à trouver beaucoup d’opportunités en basse saison…)
- Ça paraît aller de soi, mais on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Essayez le plus possible de postuler à des annonces avec beaucoup de photos, variés et qui « semblent » représenter la propriété et ses habitant.e.s. Plus vous aurez d’avis sur l’hôte, meilleure sera la garantie.
- Cela dépend de vos moyens mais vous pouvez aussi amener un petit présent à votre hôte, cela fait partir la relation de bon pied et pas besoin de se ruiner, une bonne bouteille à 5 euros ou des petits gâteaux de chez vous (si vous n’enchaînez pas les destinations).
- Le prix des cotisation pour avoir accès pendant 1 an au site de votre destination varie selon les pays. À 25€ en France, il peut monter jusqu'à 70$ en Australie. Si vous partez pour seulement 2 semaines et que vous savez que vous ne reviendrez pas dans ce pays dans l’année, réfléchissez et ne regrettez pas ce petit investissement. (Comptez environ quelques –dizaines- d’euros de plus si vous êtes deux).
- Il existe des alternatives aux Wwoofing car ce dernier reste axé agriculture. Avec le même principe de travail contre gîte et couvert il existe notamment : Helpx ou Work Away suivant les pays, et ces sites fonctionnent avec des métiers dans des domaines plus variés.

- Site officiel du Wwoofing
- Site français
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2018-11-15
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